Vaillante Angers bat San Sebastian de los Reyes 3-0.

Keini, vainqueur convaincant d'Achanta ce soir
La Vaillante a conclu son bon parcours en ECL en venant assez facilement à bout des espagnols de San Sebastian de los Reyes ce soir à Jean BOUIN.
Avec trois victoires et trois défaites dans une poule très relevée, dont une grosse perf sur Niederosterreich et un match au couteau la semaine dernière face à Ocshensausen, l’équipe a prouvé qu’elle était désormais compétitive au plus haut niveau européen. Certes, l’objectif ambitieux de jouer les quarts de l’ECL n’est pas atteint, mais cette équipe aura vraisemblablement son mon à dire en ETTU Cup l’année prochaine, et de légitimes ambitions d’aller très loin dans cette compétition qui nous avait si bien réussi il y a deux ans.
Le match de ce soir comptant pour du beurre, seules 700 personnes environ avaient fait le déplacement à Jean BOUIN et l’ambiance sonnait donc infiniment plus creux qu’une semaine auparavant. Ces fidèles supporters n’allaient de plus pas avoir vraiment matière à s’enflammer… Tout d’abord, on apprenait que l’équipe espagnole devrait faire jouer leur coach Jaroslav LOWICKI, non classé mondial et ex international polonais… dans les années 20 !… La raison ? Leur joueur n°3, l’ukrainien Lou KEI, n’a pas pu disposer de son visa à temps ! Ensuite, la Vaillante allait devoir se passer de Panos, laissé au repos par David: l’enchanteur du taraflex absent, les très nombreux inconditionnels du magicien grec seraient privés ce soir de leur spectacle hebdomadaire.
Les madrilènes n’allaient toutefois pas s’avancer à la table en victimes expiatoires, rappelant d’entrée de jeu à ceux qui ont la mémoire courte que cette équipe nous avait donné la leçon l’an dernier, dans un contexte similaire, avec notamment une étonnante et remarquable victoire de Carneros sur Lundqvist.
Et ce même Carneros entamait tambour battant sa rencontre face à Thiago, menant rapidement 2 sets à rien ! Agressif, dominateur au service, très à l’aise en contre-top sur les démarrages en rotation du brésilien, l’espagnol menait le jeu. Si Thiago parvenait tout de même à réduire la marque à 2-1, il se retrouvait néanmoins en très grand danger dans le quatrième, sauvant une balle de match à 9-10 d’un magnifique block revers, après un temps mort judicieux de David. Carneros, accusant le coup, avait beau utiliser alors ses talents de pleureuse ibérique pour déstabiliser son adversaire, Thiago gérait la fin de match avec beaucoup d’autorité pour apporter le premier point à son équipe.
Thomas constituait un peu l’inconnue de ce match. Peu en verve depuis le début de la saison, manquant de résultats et de confiance, on avait toutefois vu du bon Keini face à Chuang Chih Yuan la semaine dernière. Qu’allait-il en être face à Achanta ?… Et bien à nouveau du bon Keini, sans doute pas encore au niveau qui était le sien la saison passée, mais en très net progrès toutefois. Malgré la perte du premier set 11-9, Keini allait nous gratifier d’un match super solide, ponctué de quelques spécialités Keinathiennes dont sa fameuse « claque revers »: quelqu’un pourra-t-il un jour m’expliquer comment il est possible de faire avancer une balle aussi vite avec un aussi petit coup de poignet ?… Bref, Keini prenait en 4 sets le meilleur sur un Achanta ayant un peu vite baissé les bras dans la dernière manche, et le grand sourire du slovaque était à la hauteur de son soulagement d’avoir enfin gagné un match en Champion’s League. Il prenait au passage sa revanche sur l’indien qui l’avait dominé 3-1 l’an dernier dans cette même salle: bravo Keini.
Le troisième match n’allait être qu’une formalité pour Torben face au vétéran LOWICKI, 47 ans, forcé par les circonstances de remettre pour un soir son short et ses baskets. Il n’y eut évidemment pas de match, l’écart de niveau entre les deux joueurs étant insurmontable. Comme toujours dans ces cas là, les deux protagonistes offraient au public quelques points de démonstration pour amuser la galerie, histoire de donner à ce petit match une connotation plus pétillante.
Voilà, la Champion’s League, c’est fini, mais l’aventure européenne se poursuivra fin janvier avec les quarts de finale de l’ETTU CUP.
En attendant, nous aurons le plaisir de retrouver nos champions à Jean MOULIN le 5 janvier pour un gros match face au co-leader Pontoise, non sans avoir au préalable effectué un très périlleux déplacement chez le champion de France Hennebont le 22 décembre: ce ne sera pas forcément Noël pour tout le monde dans les prochaines semaines !
La feuille de match:
Thiago MONTEIRO (N°95) bat Alfredo CARNEROS (ESP – N°134) : 3-2 (-7 / -10 / 7 / 10 / 7)
Thomas KEINATH bat Sharath Kamal ACHANTA (IND – N°72): 3-1 (-9 / 7 / 7 / 6 )
Torben WOSIK (N° 91) bat Jaroslav LOWICKI (POL – nc): 3-0 (4 / 4 / 6)










J’ai eu un temps peur que Jarek ait oublié son short et ait dû jouer en jogging.
équipe espagnole très sympa et fortement affecté comme beaucoup par la crise économique très sévère que nous subissons et qui est encore plus dure chez eux, ils sont inquièts pour l’évolution du tennis de table professionnel chez eux, cette saison grenade a laissé partir samsonov et gardos faute de moyens avec un désengagement massif des sponsors, il faut donc savoir rester prudents!!!