Ni la queue, ni les oreilles…

Vivement Noël !…

Devant une toute petite assistance à Jean BOUIN, un tout petit match est venu conclure une très longue année de ping. Pour leur dernier match à domicile en Champions League, les Vaillantais se sont étonnamment mais logiquement inclinés face aux espagnols de San Sebastian de los Reyes, dans une ambiance ressemblant autant à celle des corridas que Line Renaud ressemble à Penelope Cruz ! Vous m’aurez compris:  y’avait pas le feu….

Pour ce match sans véritable enjeu, David avait choisi d’aligner Torben pour accompagner "Kenny" et Jens: "Torben s’est beaucoup investi dans sa préparation ces dernières semaines, et il a besoin de matchs à ce niveau pour se remettre dans la cadence…". Et c’est ce même Torben qui plante les premières banderilles face au slovaque Peter SEREDA. Un premier set accroché où Torben, mené 8-10, finit par s’imposer 15-13. Suivi de deux sets superbement maîtrisés que Torben empoche sans être inquiété, en avançant dans la balle en revers comme à ses plus beaux jours, en distillant ses remises chopées de coup droit comme s’il récitait du Goethe, en nous gratifiant de quelques contre-tops long de ligne qui finirent d’écoeurer son adversaire. Et même si tout ne fut pas parfait dans ce match, même si Torben est encore "convalescent", nous étions nombreux à avoir la banane à l’idée que ce super joueur soit enfin sur la voie du renouveau.

C’est ensuite Thomas Keinath qui entrait dans l’arène, face à ACHANTA (photo ci-dessous). Si l’inde joue un jour au rugby, je pense qu’ils ont déjà l’un de leurs deuxièmes lignes: costaud le garçon ! Et puissant comme un taureau, ce qui est logique me direz vous pour une équipe espagnole (un taureau à qui on avait du couper les cornes avant le match puisqu’il avait un pansement autour de la tête qui ressemblait à un bandana…). Que dire de ce match ? Qu’il faut l’oublier bien vite ! Thomas gagne le premier, dans l’indifférence générale. Suivent les deux sets les plus pauvres que l’ECL ait connus, durant lesquels notre Kenny n’a pas mis une balle sur la table ou presque. Et un quatrième du même tonneau, ponctué toutefois de quelques missiles sol-sol allumés par Achanta. Kenny est passé à côté de son sujet: cela arrive, même aux meilleurs.

Les espagnols égalisent donc, et la corrida se poursuit.  Mais le toro reste bien vivant…

Après la pause, c’est Alfredo Carneros qui se présente face à Jens, dont on pense qu’il va sortir de sa muleta Stiga quelques passes de nature à donner le tournis à l’espagnol. Grosse erreur ! Agressif, rapide, étonnant de puissance en revers, tenant le suédois en top sur top, c’est l’espagnol qui domine, et qui danse le flamenco ! Et si Jens, trop énervé et manquant visiblement de concentration ce soir, remporte les 2ème et 3ème sets, c’est Carneros, le plus régulier, le plus constant, le plus motivé sans doute, qui l’emporte finalement à la belle après avoir sauvé deux balles de match.  Et là, on commence à se dire que parfois, dans une corrida, c’est le taureau qui gagne…

Car Torben ne part cette fois pas favori sur Achanta. L’indien rentre vite dans le match et étouffe d’entrée son adversaire, un peu résigné sur le coup: pas très rassurant, ni pour lui, ni pour son banc, ni pour ses supporters qui croyaient que son premier match pouvait tenir lieu de résurrection. Torben manque de confiance et de mental, cela se sent: ses signes de frustration sont trop nombreux, son attitude n’est pas encore celle d’un joueur sûr de sa force, celle d’un vainqueur en puissance. Et même si l’allemand profite d’une légère baisse de régime d’Achanta dans le deuxième set, ce dernier conclut tranquillement la partie et offre du même coup la première victoire à son équipe dans la compétition.

"Les joueurs sont morts", explique David. "Physiquement et psychologiquement. La trêve de Noël va vraiment leur faire du bien. Nous faire du bien. Jens et Thomas n’ont pas joué à leur niveau ce soir, mais ils ont tellement donné depuis 3 mois que ce n’est pas étonnant: il y a forcément un relâchement à un moment de la saison. Je préfère que ce soit ce soir plutôt que le 6 janvier, face à Levallois. Je connais ces deux joueurs. Ils ne font jamais deux matchs moyens de suite. Quant à Torben, il y a du mieux, il est sur la bonne voie. Sa victoire ce soir va lui faire du bien".

Allez, bonnes fêtes à tous, reposez-vous, refaites-vous une santé.
Et si vous n’avez pas eu la queue et les oreilles ce soir, consolez-vous: une belle tranche de foie gras, accompagnée d’un p’tit Bonnezeaux bien frais, c’est quand même autre chose que de la charcuterie espagnole !

Les scores:

Wosik bat Sereda 3-0 ( 13 / 5 / 8 )
Keinath battu par Achanta 1-3 ( 8 / -4 / -6 / -7)
Lundqvist battu par Carneros 2-3 ( -9 / 10 / 6 / -5 / -12 )
Wosik battu par Achanta 1-3 ( -8 / 5 / -5 / -7 )

 

 

 

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4 commentaires pour “Ni la queue, ni les oreilles…”

  • Langue de ping dit :

    Alors là Chris quelle verve ,toi au moins tu tiens la forme
    merci de l’utilisation judicieuses des photos-montages .
    dans de futures occasions je t’en concocterai d’autres
    Dans les defaites comme dans les réussittes il faut garder
    l’humour et la dérision.
    C’est vrai qu’hier soir les mordus que nous sommes (si si !)
    ont été frustrès heureusement que le nettoyage de la salle nous a occupé l’esprit un bon moment ,j’en profite pour ameuter les timides qui n’osent pas nous enlever cette saine
    occupation ,on peut partager ces tâches avec plaisir !!!!!!

    Souhaitons que papa Nöel rapportera un peu d’éfficacité (et d’envie ) à nos joueurs et de bonnes chaussures pour remplacer celles de plomb (on arrive en fin de semelles)

    Guirlangue de Nöel

  • MARQUIS dit :

    Des commentaires aussi rapides que les revers indiens qui nous laissent à peine le temps de revenir de Jean Bouin
    Des commentaires dans lesquels on retrouve « ma cabane au Canada » comparée à « l’arène Pénélope », qui l’eut Cruz!!!
    Mais aussi un commentateur qui a  » presque » entendu Torben réciter des vers de Goethe pendant qu’il écoutait les conseils de David en Anglofrancodeutch
    Avouez qu’il y a de quoi oublier la soirée tristounette que nous avons passée.
    Quand en + nous allons voir les photos de nos toréadors tentant de trouver un moment pour fixer Kenny sans qu’il se tortille ( afin de se réchauffer )
    Nous oublierons sans doute ce match à mettre dans les plus quelconques. Si je pouvais me permettre (mais je ne le ferai pas…), je dirais que Jens va se reposer 15 jours sans se retourner, que Kenny va revoir la musique afin dessayer d’égaler Pénélope et que Torben va se plonger dans la lecture de Victor Hugo.
    Ainsi seront ils fin prêts pour reprendre le championnat et, avec brio.
    Je ne terminerai pas sans dire que Torben m’a fait une très belle impression de retour au top. Allez Torben!!!!Victor,
    Victor, Hugo,Hugo, assouplissement et puis… cheerfully.
    Je souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année à tous.
    N’oubliez pas ce qu’à dit Christophe: pas de charcuterie espagnole, foie gras français et… petit Bonnezeaux bien frais, vous connaissez?
    Gérard Mensoif

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